Pro Roma Mariana

Fátima e a Paixão da Igreja

ENTREPRISE MGR WILLIAMSON, DEMOLITION EN TOUT GENRE: de Abbé Hervé Belmont

Quo vadis

 

Foi postado como comentário ao meu artigo em italiano MGR WILLIAMSON: A BISHOP IN HIS OWN STORM! (publicado dia 19 de setembro de 2014 por http://www.agerecontra.it) e traduzido por Johannes. este artigo do P. Belmont do dia 4. Visto que este autor é seguido entre nós e atendendo a um justo pedido, publicamos aqui a sua versão original em francês, seguida pela tradução italiana, para quem possa interessar.

Traduzione italiana di Johannes del 20 settembre 2014, postata come commento al mio MGR WILLIAMSON: A BISHOP IN HIS OWN STORM!

*   *   *

Abbé Hervé Belmont – «Dans cinq articles récents de son blog Kyrie eleison (http://www.dinoscopus.org/), mgr Richard Williamson a entrepris une tâche qui dépasse manifestement ses compétences théologiques et qui donne à penser sur son adhésion à la doctrine catholique ; en effet, il porte à leur paroxysme les faux principes professés et mis en œuvre dans la fraternité Saint-Pie-X.

«Il a dessein de réfuter les sédévacantistes – ce qui est un droit que personne ne lui conteste – sans même sembler se rendre compte que l’origine séparatiste de son épiscopat est mille fois plus problématique, puisqu’une telle origine est explicitement condamnée par l’Église, et qu’elle constitue un « attentat contre l’unité de l’Église » dixit Pie XII. Quoi qu’il en soit et indépendamment de cela, la diatribe williamsonienne échoue totalement, pour la simple raison qu’elle revient à nier la doctrine catholique et à vider le sens des textes dogmatiques pour les rendre inopérants : elle ne peut être que fausse et néfaste.

«On sait que je goûte peu ce mot de sédévacantisme, en ce qu’il donne à croire qu’il désigne un principe présentant quelques traits originaux, que ses partisans veulent promouvoir et voir durer. La réalité est au rebours de cela : l’affirmation que le Saint-Siège est vacant de toute autorité pontificale est une conclusion (conclusion qui demeure à l’intérieur de la lumière de la foi), que les sédévacantistes désirent voir finir au plus vite (par des moyens primordialement surnaturels, conformes à la constitution de l’Église) ; c’est une conclusion qui les attriste mais qu’ils croient indispensable de reconnaître pour professer la foi catholique dans son intégrité et pour ne pas gauchir la doctrine de l’Église.

«Si mgr Williamson s’était avisé de cela, il se serait placé au point de vue de l’acte de foi et de la doctrine que l’Église professe sur elle-même, au lieu de se laisser aller à un naturalisme qui lui fait multiplier les sophismes (c’est-à-dire les raisonnements qui ont une apparence de sagesse, mais qui sont trompeurs et erronés). Je me contente d’en mentionner quelques-uns.

« La question [des papes conciliaires] n’est pas d’une importance primordiale. S’ils n’ont pas été Papes, de toute manière la foi catholique et la morale, au moyen desquelles je dois “faire mon salut avec crainte et tremblement” (Phil. II, 12) n’ont pas changé d’un iota. Et, s’ils ont été Papes, de toute façon je ne peux leur obéir dans la mesure où ils se sont éloignés de cette foi et de cette morale, car “nous devons obéir à Dieu avant que d’obéir aux hommes” (Act. V, 29). »

«Voilà un paragraphe qui ne manque pas d’impressionner quiconque a le souci du salut de son âme… mais qui en réalité n’est qu’un grossier sophisme. Car voici la foi catholique : « En conséquence nous déclarons, disons et définissons qu’il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d’être soumise au pontife romain » (Boniface VIII, bulle Unam Sanctam, 18 novembre 1302). Dissocier le salut éternel d’avec la soumission au Souverain Pontife, c’est injurier Jésus-Christ qui a fondé l’Église sur saint Pierre et ses successeurs, et perdre les âmes.

«Invoquer les Actes des Apôtres (« il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes ») contre le Souverain Pontife ne manque pas d’impressionner tous ceux qui veulent obéir à Dieu par-dessus tout, mais c’est en réalité un grossier sophisme. Car voici la foi catholique : « Bien au contraire, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son vicaire sur la terre » Pie XII, Mystici Corporis, 29 juin 1943. Dissocier l’autorité du souverain Pontife d’avec l’autorité de Jésus-Christ, ou prétendre qu’obéir au Pape c’est simplement « obéir aux hommes », c’est injurier Jésus-Christ qui a communiqué sa propre autorité à saint Pierre et à ses successeurs, et perdre les âmes.

«Et mgr Williamson d’appeler au passage saint Augustin à la rescousse, en lui attribuant le principe : in dubiis libertas. Non seulement l’attribution est fausse [1], mais plus encore saint Augustin tiendrait que le doute, en matière de doctrine et d’action, n’engendre pas la liberté mais la nécessité de chercher plus intensément la vérité. Le doute n’est pas un bien désirable (ce qui pourrait justifier la liberté qu’on lui attache) mais une carence de l’esprit, à laquelle on doit remédier — si ce peut être l’objet d’une quête vertueuse.

«Fort de cela, mgr Williamson entreprend une démolition systématique du Magistère de l’Église : le Magistère ordinaire et universel n’existe plus, parce qu’il veut entendre ordinaire dans un sens trivial, et qu’il entend universel dans un sens explicitement écarté par le (premier) concile du Vatican et adopté par le magistère post-conciliaire [2]. Les jugements ex cathedra du souverain Pontife n’existent plus, puisqu’ils doivent se fonder (prétend-il) sur le magistère ordinaire et universel (qui n’existe plus) ; il soutient cette prétention en contradiction avec la définition du (premier) concile du Vatican qui précise que « ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église ».

«Cette démolition continue par la confusion de l’ordre de la connaissance et l’ordre de l’être, par la confusion entre l’infaillibilité et l’inerrance [3] ; par la prétention de faire de la conformité à la Tradition une condition de l’infaillibilité du magistère, alors qu’elle en est la conséquence [4] etc.

«Il n’y a plus de magistère, plus d’obéissance, plus d’unité de la hiérarchie… plus rien. Vider le dogme catholique par l’intérieur, en altérant les notions que Dieu et le Magistère de l’Église utilisent pour s’adresser à l’intelligence humaine, cela a un nom dans l’histoire des doctrines : cela s’appelle le modernisme. Modernisme au sens précis du terme, tel que le forge saint Pie X. Je n’utilise pas le terme au sens mondain ni au sens qu’on rencontre dans les polémiques menées par des ignorants : mais bien au sens de la destruction de l’intelligence de la foi.

«Il n’y a plus d’Église catholique non plus. Car, comme bouquet final, pensant « regarder vers l’infinie hauteur et profondeur de Dieu Lui-même », voilà que mgr Williamson nous livre le fond de sa pensée : depuis sept siècles, l’Église catholique s’est placée à la remorque de l’humanité qui tourne le dos à Dieu ; l’Église est sur une mauvaise pente, et, pour compenser ou camoufler cela, elle renforce l’infaillibilité du Magistère. Que voilà une fine théologie, un profond amour de l’Église. Le chevalier Williamson se retrouve, à travers les siècles, seul à combattre de façon efficace et adéquate « l’hérésie universelle du libéralisme ». Mais à quel prix !

«Nous en sommes rendus à un triste niveau. Kyrie eleison, c’est le cas de le dire et de le répéter sans cesse : Seigneur, ayez pitié de nous

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[1]  Souvent, on voit çà ou là attribuer à saint Augustin l’adage : « In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas », unité dans les choses nécessaires, liberté dans les choses douteuses, charité en toutes choses.

Or cette formule est introuvable dans saint Augustin. En fait, elle est due au protestant Peter Meiderlin (Rupertus Meldenius) (22 mars 1582 – 1 juin 1651) à propos des controverses entre protestants.

Référence : Joseph Leclerc s.j. dans Recherches de sciences religieuses, tome XLIX, décembre 1961, pp. 549-560. Note complémentaire dans le tome LII-3 page 432 (1964). Cf. Esprit et Vie (ex Ami-du-Clergé) du 20 mars 1973, page 98 (couverture).

Hypothèse : c’est le titre de l’œuvre [Paraenesis votiva pro pace ecclesiæ ad theologos augustanæ confessionis] d’où est tirée cette phrase qui l’aurait fait attribuer à saint Augustin — mais par grossière confusion, car « Augustanæ Confessionis » ne désigne pas les « Confessions de saint Augustin » mais la « Confession d’Augsbourg », manifeste doctrinal du protestantisme luthérien.

Il est d’ailleurs difficile d’attribuer ce texte à saint Augustin, pour peu qu’on y réfléchisse un peu.

Il n’aurait bien sûr fait aucune difficulté pour « in omnibus caritas », bien au contraire.

Mais la distinction entre « dubiis » et « necessariis » relève du grand écart : non seulement ce sont deux notions qui ne sont pas du même genre (l’une ressortit à la connaissance, l’autre à l’être) mais aussi entre les deux, il y a tout le probable, et le certain contingent. Et puis il y a des choses douteuses qu’on peut (ou même qu’on doit) laisser en l’état, tandis qu’il y a des doutes qu’on a le devoir de lever : quand il y va de l’honneur de Dieu, de la validité des sacrements, de la conduite à suivre en justice, de ce qui est nécessaire à la compréhension de la foi et de la parole du Magistère.

En fait, cette distinction n’a de sens que dans l’optique du libre examen protestant : là où la Bible ne souffre aucune divergence d’interprétation, nécessité et unité. Le reste est rejeté dans le domaine du douteux et du libre, chacun étant juge de ce qui est nécessaire et ce qui est douteux.

[2]  Concile du Vatican, Dei Filius, Denzinger 1792 : « On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par tradition, et que l’Église, soit dans un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel propose à croire comme vérité révélée. » Le sens de l’expression Magistère ordinaire et universel est précisé dans les interventions et rapports officiels de la Députation de la foi, chargée d’expliquer aux Pères avant le scrutin le sens exact de ce qu’ils allaient définir. La Députation renvoie à la Lettre apostolique de Pie  IX Tuas libenter du 21 décembre 1863 : « Quand il ne s’agirait que de la soumission qui doit se manifester par l’acte de foi divine, on ne pourrait pas la restreindre aux seuls points définis par les décrets des Conciles œcuméniques ou des Pontifes romains et de ce Siège apostolique ; il faudrait encore l’étendre à tout ce qui transmis, comme divinement révélé, par le corps enseignant ordinaire de toute l’Église dispersée dans l’univers » Denzinger 1683. Universel indique dans cette expression l’universalité de l’Église enseignante le Pape et les évêques subordonnés. Le Magistère universel est donc le pouvoir d’enseignement de l’Église exercé par le Pape et l’ensemble des évêques actuellement vivants. Il est ordinaire parce qu’il a lieu par mode d’exposé, et non par mode de jugement solennel.

Voici que mgr Williamson veut entendre ordinaire au sens où on l’emploie dans l’expression triviale : Ça, c’est pas ordinaire ! et qu’il se rallie au sens post-conciliaire du mot universel, à savoir l’universalité dans le temps et non simplement dans l’espace — diachronique et non simplement synchronique (Note doctrinale de la Congrégation pour la doctrine de la foi jointe à la lettre apostolique Ad tuendam fidem de Jean-Paul II, 18 mai 1998).

[3]  Cette confusion lui avait déjà été signalée en 1979 par le R. P. Guérard des Lauriers (Cahiers de Cassiciacum, n°2, novembre 1979, pp. 88-91) et je lui en avais moi-même montré qu’elle rend vaine l’infaillibilité du Magistère de l’Église, tant celle du Pape que celle de l’Église enseignante dans toute son extension : c’était au cours d’une retraite, au moment de prendre congé, le 20 (ou 21 ?) novembre 1979 à Écône.

[4]  Cette prétention, non seulement détruit l’infaillibilité du Magistère, mais rend impossible la foi catholique elle-même. Voyez http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/La-foi-est-infrangible/A-5-Ruine-de-la-foi.pdfet aussi http://www.quicumque.com/article-la-sainte-eucharistie-et-le-nouveau-jansenisme-75355722.html.

[5]  Tout au long de ces cinq articles, on assiste à une invocation répétée, incantatoire, de la lutte contre le libéralisme. Au mépris de la doctrine, au mépris du Magistère, au mépris de l’être historique de l’Église. Tout cela ne laisse pas d’être inquiétant.

On connaissait un « antilibéralisme » qui permet de juger et de dénigrer son prochain. On connaissait un « antilibéralisme » qui permet de s’immiscer dans toutes les affaires du prochain. On connaissait un « antilibéralisme » qui permet d’occulter des situations matrimoniales irrégulières, d’effacer de graves déviations morales ou de faire comme si de lourdes censures avaient été absoutes (« l’aumône antilibéralisme couvre une multitude de péchés »). On a maintenant un « antilibéralisme » qui se nourrit de modernisme… Le caractère commun de ces « antilibéralismes », c’est qu’ils ne définissent jamais ce qu’est le libéralisme. C’est pourtant par là qu’il faut commencer si l’on veut se garder de lui et le combattre vraiment.

 

*   *   *

“IMPRESA MONS. WILLIAMSON, OGNI GENERE DI DEMOLIZIONE” – Abbé Hervé Belmont

Quo vadis
Traduzione di Johannes del 20 settembre 2014, postata come commento del mio articolo: MGR WILLIAMSON: A BISHOP IN HIS OWN STORM!

*   *   *

«In cinque recenti articoli del suo blog Kyrie eleison, mons. Richard Williamson ha intrapreso un compito che oltrepassa manifestamente le sue competenze teologiche e che dà a pensare sulla sua adesione alla dottrina cattolica; infatti egli porta al loro parossismo i falsi principi professati e messi in opera nella fraternità San Pio X.
Egli ha l’intento di confutare i sedevacantisti – diritto che nessuno gli contesta – senza nemmeno rendersi conto che l’origine separatista del suo episcopato è mille volte più problematica, poiché una tale origine è esplicitamente condannata dalla Chiesa, e costituisce un “attentato contro l’unità della Chiesa” dixit Pio XII. Checché ne sia e indipendente da ciò, la diatriba williamsoniana fallisce totalmente, per la semplice ragione che torna a negare la dottrina cattolica e a svuotare il senso dei testi dogmatici per renderli inutili : essa non può essere che falsa e nefasta.
***
Si sa che io apprezzo poco questa parola sedevacantismo, in quanto fa credere che designi un principio che presenti dei tratti originali e che i suoi partigiani vogliano promuovere e vedere perdurare. La realtà è il contrario : l’affermazione che la Santa Sede è vacante di ogni autorità pontificale è una conclusione (conclusione che rimane all’interno dell’intelligenza delle fede) che i sedevacantisti desiderano veder finire al più presto (per vie fondamentalmente sovrannaturali, conformi alla costituzione della Chiesa); è una conclusione che li rattrista ma che credono indispensabile riconoscere per professare la fede cattolica nella sua integrità e per non alterare la dottrina della Chiesa.
Se Mons. Williamson si fosse avveduto di ciò, si sarebbe posto dal punto di vista dell’atto di fede e della dottrina che la Chiesa professa di se stessa, invece di lasciarsi andare a un naturalismo che gli fa moltiplicare i sofismi (vale a dire i ragionamenti che hanno un’apparenza di saggezza ma che sono ingannevoli ed erronei). Mi accontento di menzionarne qualcuno.
«La questione [dei papi conciliari] non è di primaria importanza. Se essi non sono stati Papi, la Fede e la morale cattoliche con le quali io devo “attendere alla mia salvezza con timore e tremore” (Cfr. Fil. II, 12), non cambiano di uno iota. E se essi sono stati Papi, non posso obbedire loro nella misura in cui si sono allontanati da questa Fede e da questa morale, perché “dobbiamo obbedire a Dio prima che agli uomini” (Atti, V, 29).» (Commento CCCXLI, 25/01/2014).
Ecco un paragrafo che non manca di impressionare chiunque abbia a pensiero la salute della sua anima… ma che in realtà non è che un grossolano sofisma. Giacché ecco la fede cattolica : «E dichiariamo, affermiamo, stabiliamo che l’essere sottomessi al Romano Pontefice è, per ogni creatura umana, necessario per la salvezza.» (Bonifacio VIII, bolla Unam Sanctam, 18 novembre 1302). Dissociare la salute eterna dalla sottomissione al Sovrano Pontefice, è ingiuriare Gesù Cristo che ha fondato la Chiesa su San Pietro e i suoi successori, e perdere le anime.
Invocare gli Atti degli Apostoli («bisogna obbedire a Dio più che agli uomini») contro il Sovrano Pontefice, non manca d’impressionare tutti coloro che voglio obbedire soprattutto a Dio, ma è in realtà un grossolano sofisma. Giacché ecco la fede cattolica : «Proprio al contrario, il divino Redentore governa il suo Corpo mistico visibilmente e ordinariamente mediante il suo vicario sulla terra» (Pio XII, Mystici Corporis, 29 giugno 1943). Dissociare l’autorità del Sovrano Pontefice dall’autorità di Gesù Cristo, o pretendere che obbedire al Papa sia semplicemente «obbedire agli uomini», è ingiuriare Gesù Cristo che ha comunicato la sua propria autorità a San Pietro e ai suoi successori, e perdere le anime.
E così Mons. Williamson decide di richiamare di sfuggita sant’Agostino alla riscossa, attribuendogli il principio : in dubiis libertas. Non solamente l’attribuzione è falsa [1], ma addirittura sant’Agostino riterrebbe che il dubbio, in materia di dottrina e d’azione, non genera libertà ma la necessità di cercare più intensamente la verità. Il dubbio non è un bene desiderabile (cosa che potrebbe giustificare la libertà che gli si attribuisce) ma una carenza dello spirito, alla quale si deve rimediare – se ciò può essere l’oggetto di una ricerca virtuosa.
Forte di ciò, Mons. Williamson intraprende una demolizione sistematica del Magistero della Chiesa: il Magistero ordinario e universale non esiste più, poiché egli vuole intendere ordinario in un senso triviale, ed intende universale in un senso esplicitamente scartato dal (primo) concilio del Vaticano ed adottato dal magistero post-conciliare [2]. I giudizi ex cathedra del sovrano Pontefice non esistono più, poiché essi devono fondarsi (pretende egli) sul magistero ordinario e universale (che non esiste più); egli sostiene questa pretesa in contraddizione con la definizione del (primo) concilio del Vaticano che precisa che «queste definizioni del Pontefice romano sono irreformabili per se stesse e non in virtù del consenso della Chiesa».
Questa demolizione continua mediante la confusione dell’ordine della conoscenza e dell’ordine dell’essere, mediante la confusione tra l’infallibilità e l’inerranza [3]; mediante la pretesa di fare della conformità alla Tradizione una condizione dell’infallibilità del magistero, quand’essa ne è la conseguenza [4] etc.
Non c’è più magistero, più obbedienza, più unità, più gerarchia… più niente. Svuotare il dogma cattolico dall’interno, alterando le nozioni che Dio e il Magistero della Chiesa utilizzano per rivolgersi all’intelligenza umana, ciò ha un nome nella storia delle dottrine : ciò si chiama modernismo. Modernismo nel senso preciso del termine, tale quale lo forgiò san Pio X. Non utilizzo il termine nel senso mondano, né nel senso che s’incontra nelle polemiche condotte dagli ignoranti : ma proprio nel senso di distruzione dell’intelligenza della fede.
Non c’è più Chiesa cattolica, non più. Giacché, come bouquet finale, pensando di « volgersi verso l’altezza e la profondità di Dio Stesso», ecco che Mons. Williamson ci svela il fondo del suo pensiero : dopo sette secoli, la Chiesa cattolica s’è posta a rimorchio dell’umanità che volge le spalle a Dio; la Chiesa è su una brutta china, e, per compensare o camuffare ciò, essa rinforza l’infallibilità del Magistero. Ed ecco una fine teologia, un profondo amore per la Chiesa! Il cavaliere Williamson si ritrova, attraverso i secoli, solo a combattere in maniera efficace ed adeguata «l’eresia universale del liberalismo». Ma a quale prezzo!
Ci siamo ridotti ad un triste livello. Kyrie eleison, è il caso di dire e di ripetere senza posa : Signore, abbi pietà di noi.

NOTE:
[1] Spesso si vede qua o là attribuire a Sant’Agostino l’adagio : «In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas», unità nelle cose necessarie, libertà in quelle dubbie, carità in ognuna. Ora questa formula è introvabile in Sant’Agostino. In realtà, essa è dovuta al protestante Peter Meiderlin (Rupertus Maldenius) (22 marso 1582 – 1 giugno 1651) a proposito delle controversie tra protestanti.
Riferimento : Joseph Leclerc s.j. in Recherches de sciences religieuses, tomo LII-3 pag. 432 (1964). Cf Esprit et Vie (ex Ami-du-Clergé) del marzo 1973, pag. 98 (copertina).
Ipotesi : è il titolo dell’opera [Paraenesis votiva pro pace ecclesiæ ad theologos augustanæ confessionis] da cui è tratta questa frase che l’avrebbe fatta attribuire a Sant’Agostino – ma per una grossolana confusione, giacché «Augustanæ Confessionis» non designa le «Confessioni di Sant’Agostino» ma la «Confessione di Augusta», manifesto dottrinale del protestantesimo luterano.
È del resto difficile attribuire questo testo a Sant’Agostino, per poco che ci si rifletta. Non avrebbe certo fatta nessuna difficoltà per «in omnibus caritas», anzi al contrario. Ma la distinzione tra «dubiis» e «necessariis» rileva una grande differenza : non solamente queste sono due nozioni che non sono dello stesso genere (una compete alla conoscenza, l’altra all’essere), ma anche tra le due c’è da una parte tutto il «probabile» e dall’altra il «sicuro contingente». E poi ci sono cose dubbie che si possono (o anche che di devono) lasciare come sono, mentre ci sono dubbi che si ha il dovere di toglier via : quando ne va dell’onore di Dio, della validità dei sacramenti, della condotta da seguire secondo giustizia, di ciò che è necessario alla comprensione della fede e della parola del Magistero.
In realtà, questa distinzione non ha senso che nell’ottica del libero esame protestante : laddove la Bibbia non patisce divergenza alcuna di interpretazione, necessità e unità. Il resto è rigettato nel dominio del dubbioso e del libero, essendo ciascuno giudice di ciò che è necessario e di ciò che è dubbio.
[2] Concilio del Vaticano, Dei Filius, Denzinger 1792 [300140ed.it.]: «Inoltre, con fede divina e cattolica, si deve credere tutto ciò che è contenuto nella parola di Dio scritta o tramandata, e che la Chiesa propone di credere come divinamente rivelato sia con un giudizio solenne, sia nel suo magistero ordinario e universale». Il senso dell’espressione Magistero ordinario e universale è precisato negli interventi e rapporti ufficiali della Deputazione della fede, incaricata di esplicitare ai Padri prima degli scrutini il senso esatto di ciò che andavano a definire. La Deputazione rinvia alla Lettera apostolica di Pio IX Tuas libenter del 21 dicembre 1863 : «Infatti, anche se si tratta di quella sottomissione che si deve prestare con un atto di fede divina, tuttavia questa non deve essere limitata a quelle cose che sono state definite con espliciti decreti dei Concili e dei Pontefici Romani e di questa stessa Sede Apostolica, ma deve essere estesa anche a quelle cose che, per mezzo del magistero ordinario di tutta la Chiesa diffusa sulla terra, sono trasmesse come divinamente rivelate» Denzinger 1683 [287940ed.it.]. Universale indica in questa espressione l’universalità della Chiesa insegnante, il Papa e i vescovi subordinati. Il Magistero universale è quindi il potere d’insegnamento della Chiesa esercitato dal Papa e l’insieme dei vescovi attualmente viventi. Esso è ordinario perché ha luogo mediante modalità di esposizione, e non mediante modalità di giudizio solenne.
Ecco però che Mons. Williamson vuole intendere ordinario nel senso in cui lo si impiega nell’espressione triviale : ciò, non è ordinario! ed è ciò che aderisce al senso post-conciliare della parola universale, ossia l’universalità nel tempo e non semplicemente nello spazio – diacronico e non semplicemente sincronico (Nota dottrinale della Congregazione per la dottrina della fede allegata alla lettera apostolica Ad tuendam fidem di Giovanni-Paolo II, 18 maggio 1998).
[3] Questa confusione gli era già stata segnalata nel 1979 dal R. P. Guérard des Lauriers (Cahiers de Cassiciacum, n°2, novembre 1979, pp. 88-91) ed io stesso gli avevo mostrato ch’essa rende vana l’infallibilità del Magistero della Chiesa, tanto quella del Papa che quella della Chiesa insegnante in tutta la sua estensione : si era nel corso di un ritiro, al momento di prendere congedo, il 20 (o 21 ?) novembre 1979, da Écône.
[4] Questa pretesa, non solamente distrugge l’infallibilità del Magistero, ma rende impossibile la stessa fede cattolica. Si veda http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/La-foi-est-infrangible/A-5-Ruine-de-la-foi.pdf ed anche http://www.quicumque.com/article-la-sainte-eucharistie-et-le-nouveau-jansenisme-75355722.html.
[5] Durante questi cinque articoli, si assiste ad una ripetuta invocazione, incantatoria, della lotta contro il liberalismo. A dispetto della dottrina, a dispetto del Magistero, a dispetto dell’essere storico della Chiesa. Tutto ciò non manca d’essere inquietante.
Si conosceva un «antiliberalismo» il quale permette di giudicare e di denigrare il proprio prossimo. Si conosceva un «antiliberalismo» il quale permette di immischiarsi in tutti gli affari del prossimo. Si conosceva un «antiliberalismo» il quale permette di occultare situazioni matrimoniali irregolari, di cancellare gravi deviazioni morali o di fare come se gravi censure fossero state assolte («l’elemosina antiliberalista copre una moltitudine di peccati»). Ora si ha un «antiliberalismo» che si nutre di modernismo… Il carattere comune di questi «antiliberalismi» è che essi non definiscono mai cosa sia il liberalismo. Eppure è di qui che occorre cominciare se si vuole guardarsi da lui e combatterlo veramente.

 

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