Pro Roma Mariana

Fátima e a Paixão da Igreja

II – UNE ENIGME APPARENTE : HERESIE D’UN PAPE OU « PAPE HERETIQUE » ?

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Dans la présente crise ecclésiale on ne surfe pas sur l’hypothèse irréalisable, on est submergé par les faits et la criante réalité, lesquels ne doivent pas entrer en collision avec une compréhension erronée de l’indéfectibilité promise. Chacun peut se poser honnêtement ces questions : Le Vicaire du Christ peut-il être un antichrist ? Un pape destructeur de la Foi, de la Morale et traitre à l’Eglise peut-il conserver la fonction pontificale avec ses prérogatives ? Et si tout simplement, il s’agissait d’un faux pape ? Il est donc nécessaire et urgent d’apporter à ces questions des réponses conformes à la Doctrine et à la Loi de l’Eglise et non des opinions discutables. C’est ce que s’apprête à faire l’auteur.

Etant donné que la complicité délibérée d’une hérésie est hérésie, faute d’autant plus grave qu’elle procède d’un pape, le premier doute est résolu avec le cas d’Honorius : c’est l’hérésie qui a fait de lui un pape hérésiarque et condamné pour cela, car tout hérétique est par le fait même excommunié.

Mais ce qui est classé comme « hypothèse théologique du pape hérétique » représente un premier pas pour un jugement qui suit deux directions.

La première direction.

Un vrai Pape peut sombrer dans l’hérésie, plus par adhésion obstinée à ce qui va contre la Foi que par complicité avec des hérétiques. Nous avons vu la répugnance de saint Robert Bellarmin, du cardinal Billot et d’autres à accepter cette hypothèse à cause des raisons décrites[1]. Or, toutes ces considérations rappellent qu’il y a des différences entre les degrés des responsabilités et le genre de prévarication des hérétiques, même si les peines dérivées de ces condamnations sont égales. Pourtant, même si Honorius fut condamné avec Sergius et les autres par saint Léon II, la cause de sa condamnation est différenciée : « … vario modo eius condamnentionem referens : …cum Honorio, qui flammam hæretici dogmatis non, ut decuit Apostolicam auctoritatem, incipientem exstinxit, sed, negligendo conforvit » (Ep. Ad Ervige) ; « …et Honorium, qui hanc Apostolicam  Ecclesiam non Apostolicæ traditionis doctrina lustravit,sed profana proditione immaculatam fidem subvertere conatus est[2]. »

Dans le cas de l’hérésie d’Honorius il y a des données certaines à considérer. Il s’agit d’une grave prévarication de sa charge dont a résulté une perfidie profanatrice : il avait reçu cette charge pour défendre la Foi intègre et pure et pourtant il l’a trahie. Il est clair que la négligence dans la défense de la Foi de la part d’un pape entraine des conséquences plus graves que le délit d’hérésie chez d’autres autorités subalternes. C’est la raison pour laquelle ce pape hérétique est condamné pour le délit le plus grave. Et dans le droit de l’Eglise, la peine infligée pour avoir favorisé l’hérésie est égale à celle de l’hérésie (Canon 2209, 1). De plus, la condamnation d’Honorius a été confirmée par le fait que, par ce seul délit contre la Foi, quelqu’un peut être jugé après sa mort, comme il advint à ce pape (æterna condemnatione, Kirch, 1807).

Mais dans ce cas, le délit de « favoriser » l’hérésie, équivalant à l’hérésie, doit-il nécessairement signifier la perte de la Foi personnelle ? « On perd la Foi par l’apostasie ou l’hérésie, c’est-à-dire lorsqu’un baptisé rejette toutes ou quelques unes des vérités [et même une seule, dit saint Thomas] de la Foi, ou les met en doute par un acte délibéré[3]. »

La deuxième direction, étrangement ignorée : Si celui qui est élu au souverain Pontificat était déjà dans l’hérésie au moment de son élection, celle-ci est invalide car il n’avait pas ou plus la foi catholique, condition sine qua non pour être élu et reconnu vrai pape. Tout hérétique est par le fait excommunié ; s’il est clerc, il est déposé de son ordre. Il est évident qu’un sujet excommunié à cause de sa révolte, retranché de la société des fidèles, ne peut être la tête de l’Eglise s’il n’en est pas ou plus membre. Il ne s’agit pas là d’une hypothèse théologique, mais d’une donnée de la Loi divine : le sujet manquant de la condition ontologique pour être catholique ne peut donc être ni éligible ni validement élu.

Il est vrai que ce jugement est difficile à porter de la part d’un peuple catholique parce que celui-ci doit avoir une Foi suffisamment éclairée et ferme pour reconnaître objectivement la réelle manifestation hérétique dans les propos, les écrits et les œuvres de « l’hérétique fait pape », et ensuite, pour faire face à l’usurpateur de la chaire de l’Autorité divine, en s’appuyant fermement sur la Foi et la Loi de l’Eglise.

Inutile de dire, qu’à de rares exceptions près, ces conditions sont tragiquement absentes depuis un demi-siècle. Cependant ce serait une grave erreur d’affirmer que la sainte Eglise manque de moyens divins et légaux pour résoudre cette gravissime perfidie[4].

Nous allons voir dans l’histoire de l’Eglise comment de saints Papes ont pourvu l’Eglise des lumières et moyens sûrs pour réagir à ce drame de notre temps qui appelle des châtiments apocalyptiques en punition de la grande apostasie.

Sur les questions relevant de la Loi de l’Eglise, nous rappellerons ici un document très important et actuel du Pape Paul IV[5] dont le zèle pour les choses de l’Eglise fut continué par saint Pie V.

Le Pape Paul IV est celui qui revigora l’Inquisition Romaine dans une période très critique pour la défense de la foi pure et intègre. Il renouvela alors la condamnation du rationalisme de Lélio et Fausto Socini (hérétiques issus du protestantisme), condamna comme relaps Pietro Carnesecchi (groupe de Viterbe), l’humaniste Aonio Paleario et Michel du Bray, dont la doctrine était un compromis entre le protestantisme et le futur jansénisme. On peut imaginer comment ces prestigieux théologiens hétérodoxes et ces faux maîtres auraient fait carrière comme spécialiste d’un « Trente II ». Ainsi, cela arriva dans le temps de Vatican II avec les « experts » type Karl Rahner, De Lubac, Hans Küng, Schilleebeckz, Congar, Ratzinger et compagnie, pour la réalisation de ce qu’on pourrait appeler « Luthérian II ». Avec le jeune Aloïs Joseph Ratzinger devait se développer le post-modernisme.

Un vrai pape assisté par l’Esprit-Saint doit empêcher que l’Eglise ne s’ouvre à l’esprit du monde par la faute de prélats à la Foi corrompue et promus par tromperie jusqu’à une haute dignité ecclésiastique.

Paul IV essaya d’éviter cela, pour son temps et pour l’avenir, en enseignant que si un clerc élu par un conclave, même légitime et à l’unanimité des cardinaux, se révélait de suite dévié de la Foi catholique par ses œuvres, dans ce cas, l’assistance du Saint-Esprit se reporterait sur les fils de l’Eglise afin qu’ils reconnaissent la nullité de l’élection et résistent à cette terrible opération d’infiltration et de destruction de l’Eglise[6].

Il est superflu de noter que, même si cela a été codifié dans le Droit Canon seulement au début du XXe siècle, les lois concernant l’Autorité divine du Pape dans l’Eglise sont de Droit divin et par conséquent immuables.

Le jugement d’un pape « hérétique ».

Dans le cas du pape Honorius, aucune autorité dans l’Eglise n’a dit qu’il « a manqué publiquement à la foi catholique » (canon 188, 4), autrement il faudrait dire aussi qu’après cette défaillance « pour cause de renonciation tacite [à la foi], son office « s’est rendu vacant ipso facto, sans nécessité de la relative déclaration » (Ibid.) ; et ayant perdu sa charge, ses actes en tant que pontife ont été nuls. Condition qui n’a pas été considérée[7].

À propos du canon 188, 4 du Code de 1917 (abrogé par K. Wojtyla), le livre «La nouvelle messe de Paul VI, qu’en penser ?» Arnaldo Xavier da Silveira, guidé par Mgr de Castro Mayer, écrit : « Une analyse de cette bibliographie montre que le can. 188,4 fournit des arguments de poids en faveur de la thèse qu’un pape éventuellement hérétique perde sa charge ipso facto, quand son hérésie devient notoire et publiquement divulguée. (Note, p. 275) ».

Ces auteurs semblent ignorer que la première partie du Code ne traite pas de condamnations ou de peines, mais de l’état des personnes dans l’Eglise (leur élévation dans la hiérarchie et leur fonction). Et dans ce cas, il ne s’agit pas du pape comme d’un clerc différent des autres et au-dessus d’un Droit divin. Il est impossible qu’en parlant du Droit dans l’Eglise, on puisse nier que tout ce qui regarde l’Autorité divine, fondement du Droit dans l’Eglise, ne soit pleinement de Droit divin.

À ce point, il faut comprendre que le jugement d’un pape pour hérésie porte nécessairement sur deux questions indissolublement liées : la nature de l’hérésie et l’identité du coupable. En fait, si sur la définition de ces questions perdure l’existence des hypothèses, le jugement ne se porterait pas sur le pape puisque son identité de pape serait incertaine. C’est-à-dire, si une hérésie révèle que nous avons affaire à un pape putatif, on ne peut plus parler de jugement du pape.

Maintenant, pour connaître toute la vérité sur l’authenticité de celui qui se présente revêtu de l’autorité papale, il ne suffit pas d’un témoignage humain. La certitude qu’un pape a vraiment reçu cette charge ne s’épuise pas avec les faits matériels (formes et modalités canoniques). Dans  l’ordre de l’Eglise, « les faits matériels ne constituent pas le droit » (DS 2959), même si « l’unanimité des cardinaux » attribuait cette charge à un dévié de la foi, soit par ignorance humaine soit par malice, comme l’a défini avec autorité le pape Paul IV dans la Bulle Cum ex apostolatus. L’authenticité de la charge de représenter Dieu sur terre est liée avant tout à la fidélité publique à son Evangile, selon la Parole : « Mais quand même si quelqu’un, fût-ce nous-mêmes (les Apôtres), fût-ce un ange venu du ciel, vous annonçait un Evangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit rejeté ! » Pour que la charge de Vicaire de Jésus-Christ soit authentiquement occupée, l’élu doit manifester une foi infaillible et une pleine fidélité [à sa mission] afin d’affermir ses frères.

Dans le livre de Xavier da Silveira, à partir de la page 232, on analyse le cas du pape Pascal II. Par les données écrites, on peut comprendre encore mieux que l’unanimité des théologiens ne porte pas (malgré l’insistance de l’auteur) sur la possibilité d’hérésie d’un pape, mais sur le fait qu’un pape peut-être jugé s’il est question d’une déviation dans la Foi. En outre, vu que personne n’a jamais supposé que le pape Pascal II a été déchu de son pouvoir pontifical dans la question de la concession des investitures épiscopales au pouvoir séculier, imposée par l’empereur, il y a une différence de nature entre une infraction au droit ecclésiastique et une déviation dans la Foi évangélique. La matière serait incomplètement traitée sans mentionner, sur la perte de la charge pontificale pour hérésie, la pensée de l’Eglise exposée dans les documents qui suivent.

Dans un sermon, le Pape Innocent III déclare : « In tantum fides mihi necessaria est ut cum de ceteris peccatis solum Deum iudicem habeam, propter solum peccatum quod in fide committitur possein ab Ecclesia iudicare ».

On lit dans le Decretum de Gratien, le canon attribué à saint Boniface le martyr : « Qu’aucun mortel n’ait la présomption d’accuser le pape de faute car, étant donné qu’il lui incombe de juger tous les hommes, personne ne devrait le juger, à moins qu’il ne s’écarte de la foi ».

Decretum de saint Yves de Chartres : « Huius (i.e. papæ) culpas istic redarguere præsumit mortalium nullus, quia cunctos ipse iudicaturus a nemine est iudicandus, nisi deprehendatur a fide devius » (Dublanchy D.T.C.) Saint Yves a affirmé que pour le simple fait d’agir d’une manière contraire à un canon en rapport avec un dogme, Pascal II n’était pas devenu hérétique : « Nous ne souhaitons pas priver les clés principales de l’Eglise (c’est-à-dire le pape) de leur pouvoir, quelle que soit la personne placée sur le siège de Pierre, à moins qu’elle ne s’écarte manifestement de la vérité évangélique ».

Cette position de saint Yves de Chartres corrobore celle de saint Hugues de Grenoble et de saint Godefroy d’Amiens. Saint Bruno de Segni reconnaissait lui aussi explicitement que le pape perdrait sa charge s’il devenait hérétique.

Le jugement d’une autorité dans l’Eglise doit partir de deux certitudes : 1° Sans la Foi, il n’y a pas de pape ; 2° L’Eglise peut et doit juger le dévié dans la Foi même s’il se prétend orthodoxe. Pour ce jugement, il doit être distingué l’ordre de l’Etre du domaine de la société humaine.

Dans le 1er cas, l’hérétique se juge par lui-même[8] (Tit. III, 11), par sa propre volonté il s’est retranché lui-même du corps de l’Egliseen devenant un incroyant. Il est déchu ipso facto de sa charge sine nulla declaratione, même si ce fait n’est pas notoire. Cet homme n’est plus dans l’Eglise.

Dans le 2ème cas, ce n’est pas l’homme déchu, mais la société qui doit être informée par la déclaration qui permettra de remplacer la fausse autorité par une autre légitime[9]. Il est par conséquent juste, nécessaire et urgent d’inverser les termes de la question, en remplaçant le jugement du « pape hérétique » par « le jugement de l’« hérétique élu pape ».

Il faut déclarer les hérétiques comme déjà jugés par Dieu. L’Eglise doit condamner l’usurpation profanatrice du Lieu Saint (le Siège de Pierre) et guider les fidèles au rejet public de celui qui « apporte un autre Evangile » (saint Paul). Telle a toujours été la doctrine catholique sur la juridiction dans l’Eglise, codifiée en 1917 (Cf. canon 188,4)[10].

Conclusion.

Etant donné que pour arriver à un juste jugement de quiconque, il faut connaître au-delà de tout doute la nature du délit devant la Loi, l’identité et les conditions du délinquant ainsi que sa relation avec un tel délit, si ces questions appartiennent au domaine des hypothèses, ce jugement serait impossible. Ce n’est pas le cas du pape Honorius, qui a été jugé justement pour la nature d’un délit aggravé par sa fonction de pape et de son devoir conséquent, lesquels il a trahi.

Mais si un tel pape a été condamné de façon exemplaire à cause d’une ambigüité qui, aujourd’hui, dans ce calamiteux temps de Vatican II, semble incompréhensible, que faut-il dire des «antichrists conciliaires» placés sur le siège de Pierre se présentant comme papes, dans leurs macroscopiques hérésies et blasphèmes qui sont un scandale sans précédent ?!

Si on peut considérer qu’Honorius avait malgré tout conservé un certain esprit de foi et que sa trahison en est encore justement plus grave, on ne peut pas dire la même chose des « antichrists conciliaires », lesquels ne sont fidèles qu’à leur nouvel évangile maçonnique. Certainement, le même levain de convenance politique et d’ouverture aux dictats du monde rapproche le cas d’Honorius de celui des « antichrists conciliaires », mais quelle différence frappante de dimension et de calendrier pour leurs hérésies.

[1] Cette répugnance s’explique aisément. Comment saint Robert Bellarmin au XVIIe siècle et même Billot au XXe auraient-ils pu imaginer le complet naufrage dans la foi de toute la Hiérarchie, de toute l’Eglise enseignante ? Seule Notre-Dame de la Salette l’avait prédit en 1846. Il est vrai que le cardinal Billot avait déclaré : « Je croirai à la Salette quand Paris sera brûlé et Marseille englouti. »

[2] DS 563.

[3] Catéchisme du cardinal Gasparri, Q. 522, p. 182, Delacroix, 2009.

[4] L’ignorance et la léthargie des fidèles sont la navrante conséquence de l’affadissement du clergé. C’en est arrivé au point où ils ne voient plus, ne comprennent plus, admettent tout, acceptent tout, sont indifférents à tout. Tel clergé apostat, tels fidèles apostats. « Vous êtes, vous, le sel de la terre. Mais si le sel s’affadit, avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et piétiné par les hommes. » (Matt. V, 13)

[5] Pape de 1554 à 1559.

[6] Important ! Il ne suffit pas de résister, comme le font apparemment les lefebvristes, mais d’abord de déclarer nulle l’élection, faute de quoi la résistance, non seulement participe d’un esprit de désobéissance et de schisme, mais par l’allégeance et l’obédience aux antichrists est une collaboration à leur œuvre destructrice par le fait qu’ils entraînent les âmes dans la secte satanique sous le voile de la dévotion.

[7] Cependant, il a été dit plus haut : « Il est vrai que ces lettres, traitant d’une question de foi, étaient des actes publics du Pontife Romain… [lequel] a été également rejeté de la sainte Eglise… et anathématisé… » La difficulté se résout probablement grâce au mot « publiquement ». Honorius n’a pas divulgué lui-même publiquement ses erreurs ; ses lettres ont été adressées privément à Sergius et c’est ce dernier qui a pris l’initiative de s’en servir. Fernand Mouret écrit : « On doit seulement remarquer, et cela suffit pour montrer que le dogme de l’infaillibilité pontificale est de ce chef à l‘abri de toute attaque, que nulle part le pape Honorius n’est condamné comme ayant enseigné l’hérésie ex cathedra. L’adhésion solennelle faite par les Pères du Concile à la lettre du pape Agathon, où il est dit que nul de ses prédécesseurs n’a manqué à son devoir de confirmer ses frères dans la foi, corroborant, s’il en était besoin, cette interprétation. » (Histoire générale de l’Eglise, t. 3, p. 119) On joue donc de deux façons sur le mot « publiquement » puisque les lettres d’Honorius ne relevant pas de la publication ex cathedra sont le fait du docteur privé. Mais comment être « rejeté de la sainte Eglise » et ne pas perdre « son office » ? Ce point demeure litigieux. Ce qui permet à la FSSPX de barboter dans ce litige. Elle dit en effet, que « les papes », n’utilisent pas leur infaillibilité, ne prononcent rien ex cathedra, et donc qu’on ne peut mette en cause ni leur légitimité ni leur fonction. Mais ces dits « papes » s’adressent à toute la chrétienté et parlent au monde entier grâce aux moyens modernes de communications et aux multiples voyages. Leurs discours, écrits et actes sont par le fait dépourvus de caractère privé ; et c’est bien en tant que « papes » qu’ils agissent, sont accueillis et « exercent » le magistère ordinaire universel. D’autre part, c’est oublier que les encycliques sont infaillibles dans leurs conclusions bien qu’elles ne soient pas promulguées ex cathedra. Pour ne rien dire des actes concernant le culte (Lex orandi, lex credendi) et la discipline imposés à toute la « chrétienté ».

[8] « Un tel homme est un dévoyé et un pécheur qui se condamne lui-même. » Tit. III, 11.

[9] On voit par là la gravissime responsabilité des instances de la FSSPX qui, non seulement ne dénoncent pas les intrus, mais leur font allégeance et obédience. Dans l’état actuel de l’apostasie universelle de « ceux qui font profession de servir Jésus-Christ », il n’y a plus aucune autorité légitime mandatée pour une telle déclaration et une telle condamnation. Il reste au « petit nombre de ceux qui y voient » à porter témoignage.

[10] Don Mauro Tranquillo (abbé Emmanuel du Chalard de Taveau) écrit imprudemment pour la FSSPX : « Jusqu’au dernier instant du dernier jour précédant le retour du Christ, les hommes bénéficieront des sacrements qui assurent le salut, donc il y aura forcément un pape de qui seul procède toute juridiction ». On avait bien compris que cette juridiction fait cruellement défaut à la Fraternité ! Et aussi qu’il fallait absolument éviter que la clientèle n’ouvre les yeux et ne finissent par comprendre que les sacrements illicites et la messe  una cum un « antichrist » déplaisent à Dieu ! Voilà donc un exemple flagrant prouvant que la Fraternité comprend de travers l’indéfectibilité promise et qu’elle la fait servir à son propre intérêt et non à celui de l’Eglise ni au  bien des âmes.

 

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6 Respostas para “II – UNE ENIGME APPARENTE : HERESIE D’UN PAPE OU « PAPE HERETIQUE » ?

  1. Thiago dezembro 22, 2016 às 9:04 am

    O Papa é o depositário da fé. Se perde-la não será mais Papa. Ele não está acima da lei, é apenas o depositário da fé. Ele não está acima da fé, e só será reconhecido como tal se for um depositário fiel, caso contrário, é um antipapa, o falso profeta, a besta do fim dos tempos. Francisco I se enquadra nestas características.

    Nós leigos, necessitamos ter em nossas mãos, através de download ou comprando livros anrigos num sebo, bíblias e catecismos anteriores ao Vat 2, e fazer uma cruzada de oração através do rosário.

    Quais seriam os terços mais indicados para uma batalha espiritual contra o demônio? O da Libertação? O de São Miguel Arcanjo?

  2. Roberto Elias Costa dezembro 26, 2016 às 3:43 pm

    1) Sr. Arai, essa citação da carta de S. Leão II, que pretensamente condena Honorio I, não é uma daquelas acoimadas de falsa? Será que o autor não poderia precisar melhor qual a fonte desse documento?
    2) Isso porque a acusação de heresia lançada por galicanos, protestantes e jansenistas contra o Papa Honorio I choca-se frontalmente com o ensinamento da Igreja, que no Concilio Vaticano I declarou infalivelmente que “esta Sede de Pedro permaneceu pura de todo erro” (capítulo 4 da constituição dogmática Pastor Aeternus, de 18 de julho de 1870).
    Como conciliar a afirmação de que um Papa, no caso o Papa Honório I, foi herege, com essa declaração oficial da Igreja em sentido contrário ?
    3) De outra parte, o que significa essa bandeira com uma caveira e o que diz essa frase latina? Que símbolo tenebroso!

  3. Pro Roma Mariana dezembro 26, 2016 às 6:09 pm

    Respondo ao amigo Roberto:
    1) A condenação do papa Honório consta nos documentos da Igreja, no DZ e foi publicada até no Breviário Romano durante dois anos, para que fosse conhecida por todos os consagrados.
    2) Pela razão acima, foi considerada e estudada a fundo pela Igreja, porque não mancha o seu Magistério, como os seus inimigos querem superficialmente acusar. Assim os católicos ficam sabendo que até nenhum papa poderia deliberadamente manchar de erro o Magistério. E de fato quem pode dizer que aquele erro jamais entrou no ensinamento da Igreja. Todavia, pelo reduzido risco que isto pudesse ocorrer por falta da vigilância, veja ambiguidade de Honório, mesmo sem ter perdido talvez a fé, ele mereceu a condenação mais grave, que o incluia, por razão diversa, entre os hereges.
    3) Quanto ao símbolo tenebroso, que me permeti usar nessa ocasião, quer justamente significar o horror de quem falsificando a Fé, quer apresentar-se usando letras de significado cristão. Perdoe-me se choquei sua sensibilidade de católico, mas espero ter-me explicado. Se algo ficou obscuro, porém, não hesite em assinana-lo. Obrigado

    • Roberto Elias Costa dezembro 26, 2016 às 6:43 pm

      Muito prezado sr. Arai, obrigado pelo esclarecimento.
      Minha surpresa diante da acusação contra Honorio I decorre do fato de que a maior parte das fontes que consultei afirmar que a acusação contra esse Papa não é verdadeira.
      Ela teria espeque em documentos falsificados, fraudados, desde cartas até atas de Concílios.
      Pois Honório I nunca teria sido condenado, jamais defendido ou favorecido qualquer heresia; ao contrário, combateu os monotelitas.
      Tampouco teria sido excomungado ou afastado do ofício “ipso facto”…
      Até onde me é dado saber, seria certa a inocência de Honório I, pontífice “brilhante pela sua doutrina” (doctrina clarens) (Bobbio: Vie de saint Bertulfe, cap. 6), e que jamais teria sido condenado pela Igreja.
      Uma boa relação de fontes a respeito, com indicações precisas, consta do trabalho “Misterio de Iniquidad”, (em espanhol) prefaciado pelo bispo Mons. Dolan, que se encontra na internet (e.g., em CatolicosAlerta, Amor de La Verdad, etc.) e que inspira confiança, pela solidez doutrinária e clareza .
      Também no blog acies.ordinata de Felipe Coelho consta material que afirma a inocencia de Honório I (https://aciesordinata.wordpress.com/2013/12/27/luzeiros-da-igreja-em-lingua-portuguesa-xxxii/).
      Vou consultar o Denzinger.
      A propósito, em qual edição o sr. encontrou a condenação?

  4. Roberto Elias Costa dezembro 29, 2016 às 3:17 pm

    Estimado Sr. Arai,
    venho lhe desejar um Santo e profícuo ano de 2017, que seu apostolado no blog continue abençoado.
    Quanto à pesquisa sobre Honorio I, devo avisar que talvez demore um pouco para confirmar a questão, pois está difícil encontrar edições confiáveis do Denzinger. Veja só o que achei no trabalho “Misterio de Iniquidad” (p. 187):

    “DENZINGER, Heinrich: Symboles et définitions de la foi catholique, Cerf, París 1996 (Latín y
    francés ; existe también en latín y alemán por Herder Verlag, Freiburg). ADVERTENCIA: con la 23a edición (1963), Adolf Schonmetzer modifica de arriba abajo el Enchiridion Symbolorum de Denzinger,eliminando numerosos textos sobre el papado y contra el ecumenismo (desviación deplorable); luego,puede ser fructífero consultar igualmente una edición anterior a 1963. Curiosamente, los editores del Denzinger mismo confiesan su crimen en la introducción de 1996: Schonmetzer ―suprime las exageraciones papistas (…) e introduce textos que tienen su importancia en la discusión ecuménica (…) Schonmetzer ha eliminado una serie de textos embarazosos en la perspectiva ecuménica en razón de su inflexibilidad. (…Ha) minimizado la infalibilidad del magisterio de la Iglesia.”

    Entrementes, se o Sr. puder encontrar a seguinte obra, seria ótimo:

    (Édouard Dumont: ― “Pruebas de la falsificación de las actas del VI concilio
    contra Honorio”, in Annales de Philosophie chrétienne, París 1853).

    Grande abraço, e Feliz 2017!

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