Pro Roma Mariana

Fátima e a Paixão da Igreja

M. Maurice de Mas répond sur Mgr Thuc et le Père Guérard des Lauriers

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Le 10 février 2017, Sainte Scholastique

M. Maurice De Mas répond sur Mgr Thuc et le Père Guérard des Lauriers.

 

Exc. Sr. Alberto Carlos Rosa Ferreira das Neves Cabral

Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à mon écrit au sujet du 3ème secret de Fàtima.

Votre réaction à cet écrit comporte deux volets. Ce qui concerne les sacres effectués par Mgr Thuc et l’éminente théologie du Père Guérard des Lauriers.

Je commencerai par le 2ème volet étroitement lié à la thèse dite de Cassiciacum dont le Père Guérard est l’auteur. J’indique avoir connu d’assez près ce prêtre depuis environ 1973 jusqu’à son sacre et J’assistais aux messes qu’il célébrait périodiquement soit à Lyon soit à Paray-le-Monial et aux cours desquels il nous faisait des sermons assez abscons ! Soit dit en passant, le « péché mignon » des théologiens professionnels ne serait-il pas de surfer sur la « haute spéculation théologique » ? Plus c’est subtile et abscons jusqu’à en être… hardi, plus cela donne l’ivresse des jeux intellectuels et une sorte d’aura… gnostique ! C’est même lui qui, avec l’autorisation du propre curé de ma fiancée, a reçu l’échange de nos consentements lorsque nous nous sommes mariés en 1975.

Vous me demandez de justifier mon affirmation : « Un pape légitimement élu mais privé de l’Autorité est une absurdité non moins qu’une hérésie ». Ma phrase, ne concernant pas directement mon sujet, est lapidaire, elle ne venait là que pour indiquer les différentes tendances du traditionalisme. Je comprends qu’elle vous ait choqué si vous êtes partisan de la « thèse ». Pardonnez-moi si je vous ai froissé.

Pour son auteur et ses doctrinaires, elle se résume en la proposition suivante : le Siège de Saint Pierre est à la fois actuellement, formellement, parfaitement vacant et actuellement, formellement, parfaitement non vacant. Elle fait donc fi du principe de contradiction. Il est impossible qu’un même occupant du Siège apostolique (que l’on se réfère à Montini ou à l’un de ses successeurs) soit à la fois capable et non capable de la forme du pontificat, autrement dit que, simultanément il puisse et ne puisse pas être pape, et cela sous un même rapport, ici celui du droit canonique (lequel inclut des préceptes de droit divin, tel le canon 219 : « Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, aussitôt après l’acceptation de l’élection, le plein pouvoir de la juridiction suprême. »

Ce qui signifie qu’entre l’acceptation de l’élu et le plein pouvoir donné par Dieu, il n’y a aucune place pour un pontificat matériel que « d’éventuelles déterminations ultérieures » imaginées par les thésistes prépareraient à l’acte. De ce canon, il s’ensuit que « les papes conciliaires » n’ont pas été légitimement élus au moins pour la raison que, dès avant leur entrée au conclave, ils n’étaient pas papabile. Aucun d’eux n’a jamais été un pape en puissance, ou materialier. Leurs élections sont invalides et le prouvent leurs œuvres : Montini et les suivants étaient tombés dans l’hérésie bien avant leur élection.

La thèse contredit aussi la Constitution Vacantis apostolicæ Sedis de Pie XII laquelle stipule qu’il ne reste à l’élu d’un conclave aucune disposition supplémentaire à acquérir pour jouir de la plénitude de la juridiction universelle. Le consentement de l’élu à l’élection ayant été donné…, l’élu est immédiatement (illico) veus papa, et il acquiert ipso facto et peut exercer une pleine et absolue juridiction sur l’univers entier (Cap. VII, 101).

Vous connaissez la bulle Cum ex Apostolatus, notamment le § 6, j

La fameuse disposition d’âme requise pour l’obtention de la forme du pontificat par l’occupant du Siège de Pierre est une fiction théologique destinée à donner à son occupation matérielle un semblant de droit sans lequel l’absurdité de l’hypothèse de Cassiciacum serait trop évidente.

Puisque, selon le Père Guérard, Paul VI était privé de l’autorité suprême, tous ses actes étaient donc totalement invalides et frappés de nullité (sauf dans l’ordre de la malice et de la malfaisance !) Je vous laisse calculer les conséquences au fil du temps quant à l’élection de ses successeurs ! Raison pour laquelle, le Père Guérard eut l’honnêteté d’avouer que sa thèse s’éteindrait avec le temps. L’élection du premier faux pape Roncalli l’avait avortée par avance.

Non contents de contredire le droit divin, le droit ecclésiastique et la droite philosophie, les partisans de la thèse s’écartent de la doctrine de l’Eglise sur les points importants suivants. Dans son livre De Romano Ponitifice, le cardinal saint Robert Bellarmin dit : «  Il est prouvé par des arguments d’autorité et de raison que l’hérétique manifeste est déposé ipso facto. » « Déposé ipso facto », signifie que le pape hérétique se trouve déposé par la perpétration même du crime d’hérésie, sans que soit requis un jugement ni même une déclaration de l’Eglise. Et il ajoute : « Un hérétique manifeste ne peut pas être pape. Un pape manifestement hérétique cesse de lui-même d’être le pape et la tête de l’Eglise, de la même façon qu’il cesse d’être un chrétien et un membre de l’Eglise. » Dans l’Eglise, on croit unanimement que celui qui ne confesse pas la foi chrétienne ne peut en aucune façon en être membre.

Or, sur ces points, les défenseurs de la thèse soutiennent que celui qui enseigne habituellement l’hérésie et ne confesse pas la foi catholique mais quelque autre croyance (par exemple les hérésies conciliaires maçonnico-gnostiques), ne peut être dit hérétique, parce qu’il est humainement impossible de prouver qu’il a l’intention d’enseigner l’hérésie, autrement dit, de faire ce qu’il fait. A leur avis, seuls le pape et les évêques, qui sont divinement inspirés, connaissent les pensées secrètes des hommes ; seuls par conséquent, ils ont le pouvoir d’attribuer à quelqu’un une qualification personnelle et de le juger. Dans une telle perspective, un homme qui ment habituellement ne peut être dit menteur, ni celui qui a l’habitude de voler, un voleur, ni l’individu qui commet meurtre sur meurtre, un meurtrier. En tout cas, il serait impossible à un tribunal humain de le prouver, le pape et les évêques, et eux seuls, ayant le pouvoir d’établir la culpabilité de quelqu’un. Voilà qui compliquerait étrangement la vie judicaire et même la vie tout court, si c’était vrai. Selon cette fiction qui sous-tend la Thèse, les membres de la hiérarchie sont assimilés à des dieux. Non ! le pape et les évêques n’ont pas ce pouvoir de divination. Les anges eux-mêmes ignorent les pensées secrètes des cœurs, objets connus de Dieu seul (Saint Thomas Ia 12, 8). Léon XIII le confirme : « De la pensée ou intention, en tant qu’elle est une chose intérieure, l’Eglise ne juge pas ; mais l’Eglise doit en juger la manifestation extérieure (Apostolicæ curaæ, Denz. 3318). »

Ces quelques considérations devraient être développées et d’autres également importantes abordées. Je me suis inspiré de la réfutation de la thèse de Cassiciacum réalisée par Myra Davidoglou en 1991. Connaissez-vous cette remarquable et fondamentale étude ? Je suis prêt à vous en communiquer la photocopie, si vous le désirez.

Venons-en maintenant aux sacres réalisés par Mgr Pierre-Martin Ngo Dihn Thuc. Il est utile de rappeler certaines choses pour comprendre mon affirmation.

Bien qu’ayant eu une attitude floue vis-à-vis du Vietminh et du communisme, cet évêque vietnamien fut durement éprouvé par la communisation de son pays, l’assassinat de son frère Diem et son exil en Europe. Il participa au conciliabule Vatican II au cours duquel il fit d’ailleurs des interventions  scandaleuses : « Sous le nom de peuple de Dieu est compris tant la hiérarchie que le laïcat dans l’Eglise. De plus, si l’on exauce le vœu de certains Pères conciliaires, toute l’humanité devrait être incluse dans l‘Eglise. Quoi qu’il en soit, il me paraît étonnant qu’il ne soit jamais expressément parlé des femmes dans le schéma sur le peuple de Dieu, en sorte que l’Eglise apparaisse totalement masculine… Les femmes n’ont-telles point à pâtir de multiples prescriptions ecclésiastiques très déplaisantes et injustes ?… Ainsi, saint Paul impose aux femmes de porter un voile dans l’Eglise… Pourquoi les hommes, d’une façon orgueilleuse, devraient-ils entrer nu-tête dans l’Eglise ?… Ainsi, le silence a-t-il été demandé aux femmes… Ainsi, apparaît hic et nunc, dans cette aula conciliaire, cette injuste discrimination. Où sont parmi les experts et les auditeurs, les femmes ? Pourquoi, à notre âge atomique, en lequel presque partout sur terre les femmes ont obtenu l’égalité juridique avec les hommes, souffriraient-elles uniquement dans l’Eglise du Christ de ces discriminations injurieuses ?… C’est pourquoi, au nom de vos mères, sœurs, des religieuses, je demande avec force qu’il soit fait quelque mention expresse de ce sexe dévot en ce chapitre et que soient éliminées du nouveau Code de Droit les discriminations à l’encontre de ce sexe très fort. Enfin, je serais reconnaissant à celui qui pourrait me citer un texte évangélique clairement probant, qui interdise aux sœurs de la B.M.V. les fonctions sacrées (Actes, Vatican II, Vol. 2, p. 3 , ch. 3, p. 513). »

J’arrête les citations pour ne pas allonger démesurément mon écrit.

Après diverses péripéties, il se retrouva en France, à Toulon. Là, l’archiprêtre de la cathédrale lui attribua un confessionnal. Quand il n’y avait pas d’acolyte, il servait la synaxe. L’évêque de Toulon où il concélébrait avec l’intrus lui donna la mission de confesser les Vietnamiens et aussi les pouvoirs pour confesser tout le monde. Une fois par an, le Jeudi Saint, il l’invitait à concélébrer, évidemment dans le nouveau rite (Dixit père N. Barbara).

Voilà donc celui que les guérardo-thucistes veulent faire passer pour un grand défenseur de la foi et de l’Eglise !

Un mot sur Laborie. Ce personnage, « évêque » schismatique de la secte « vieille catholique », dite Eglise Latine de Toulouse (France) avait été « ordonné prêtre » par un certain Poncelin d’Eschevannes et avait reçu un 1er « sacre » d’un certain Tugdual 1er le 5.5.1957. Ces deux individus se rattachent à un entrecroisement de sectaires « ordonnés », « ré-ordonnés », « sacrés », « re-sacrés » entre eux et par d’autres sectaires. Ces multiples sectes s’entrecoupent maintes fois, par le biais de certains de leurs maillons qui reçoivent plusieurs « sacres » ; cette pratique est constante dans les sectes… Cantor… Canivet… Laborie… ont tous été « sacrés » au moins trois fois. Laborie est « re-consacré » le 26.08.1968 par Canivet appartenant à une organisation d’inspiration rosicrucienne (comme membre dirigeant). Puis il est « consacré » une troisième fois, le 8.2.1977, par… Mgr Thuc !

Le 19.10.1978, Thuc « sacre » Jean-Marie Roger Kozyck, lequel appartient à la communauté schismatique « vieille catholique » du Fréchou (France).

Pourquoi ces multiples « reconsécrations » ? 1° Certains fondateurs de sectes cherchent à se rattacher à une filière plus… présentable à de potentiels clients, surtout dans le milieu traditionaliste ; 2° ces messieurs ont des doutes fondés en ce qui concerne ces « consécrations », qui ont souvent lieu dans des conditions déplorables, de manière à demi secrète, sans caractère public, solennel et officiel, parfois pratiquement sans témoins, voire dans une pièce exigüe d’appartement, comme ce fut le cas de la plupart des « sacres » conférés à Toulon par Mgr Thuc.

Début 1981, les Allemands Eberhard Heller et Kurt Hiller demandèrent à Mgr Thuc (avec lequel Hiller avait des contacts amicaux) de sacrer des évêques pour la Tradition à cause du fait que Mgr Lefebvre ne voulait pas déclarer la nouvelle messe invalide et qu’il continuait de reconnaître Paul VI comme pape. Thuc, ambivalent sur ces deux points, accéda à la demande des « bons et généreux Allemands », comme il disait ! Il a avoué avoir reçu une forte somme d’argent de Paul VI pour démissionner de son poste d’archevêque, au profit des réfugiés vietnamiens en Europe. Se pose là le problème de l’indult concédé à lui par Pie XI pour sacrer des évêques au Vietnam. Cet indult était-il valable pour l’Europe ? De plus, ayant abandonné son poste d’archevêque, cet indult n’était-il pas automatiquement caduque, d’autant que le siège de Pierre était devenu vacant ?

Le 7 mai 1981, les deux commanditaires se retrouvèrent dans la chambrette du prélat vietnamien, à Toulon, pour être… témoins du sacre du père Guérard. En octobre ce fut le tour de l’abbé Carmona et de son confrère Zamora, pris par surprise. L’abbé Schoonbroodt m’écrivait que l’ancien rite avait été certainement utilisé. Certainement ? Admettons. Mais les formes canoniques ? Mais le mandat de l’Eglise ?

Après avoir été contacté quelques jours avant la Noël 1975, Mgr Thuc a ordonné 5 laïcs parmi les illuminés de Palma de Troya (Espagne): Clemente Dominguez, Manuel Alonso, Louis Moulins, Francis et Paul Fox. Dix jours plus tard, il consacrait Dominguez et Alonso, ainsi que trois autres prêtres. La cérémonie s’était déroulée d’une manière gravement irrégulière, puisque la  « consécration » a été faite sans Messe, en violation des rubriques du Pontifical Romain. Deux semaines plus tard, Dominguez, âgé de 28 ans, a lui-même « consacré » trois évêques de Palma. Il y a maintenant des centaines d’ « évêques » de Palma. (The Roman Catholic, 1/1983, p. 6 S.). Dominguez a même consacré un enfant de 16 ans. Après la mort de Paul VI, il s’est déclaré pape sous le nom de Grégoire XVII et il a nommé quantité de « cardinaux » (Einsicht, 8/1982, p. 26, vers. angl.).

Entretemps, Mgr Thuc, qui est à l’origine de tout ce gâchis schismatique, avait fait amende honorable à titre personnel en se rendant à Rome le 7.9.1976, mais sans faire ensuite la pénitence continue. Ces « consécrations » furent faites sans l’autorisation de Paul VI qu’il reconnaissait donc pour pape légitime et avec lequel il se disait en communion de foi.

« Si, comme le prétend Heller, Thuc avait vraiment des motifs de penser qu’en imposant les mains à Clemente et ses amis, il pouvait grandement servir l’Eglise », pour quelle raison est-il allé ensuite demander pardon à Paul VI d’avoir conférer ces sacres ?

Ensuite, il récidiva : Labat d’Arnoux en 1976, Jean Laborie (déjà cité) en 1977, Claude Nanta de Torrini en 1977, Roger Kosyck (déjà cité) en 1978, Michel Fernandez en 1978, Christian Datessen en 1982, soit un an après le Père Guérard et sept mois après la signature apposée par Thuc le 25.02.1982 à Munich à une déclaration sur la vacance du Saint-Siège, à la demande et sur les pressantes instances des « généreux allemands », Heller et Hiller, et publiée par eux dans Einsicht (03.1982, p. 8). Il est utile de préciser que les personnages cités sont tous impliqués dans une secte ou l’autre liée aux « vieux catholiques ».

Une 2ème demande de pardon suivit, le 11.7.1984 !

De par le monde, il y a plusieurs centaines d’évêques et de prêtres descendant de Thuc ou liés à des consacrés par Thuc (Il ya même des cardinaux et plusieurs papes !). On connaît ceux qui sévissent en Europe et en Amérique latine notamment dans le milieu traditionaliste. Ou plus exactement, on en connaît certains (Guérard, Munari, Pivarunas, Carmona, Zamora, Mac Kenna, Dolan, Stuyvert, etc.). Mais il ya aussi les prêtres ordonnés par l’un de ceux-là ou par la secte de Dominguez. Ils ont pignon sur rue. Les traditionalistes, qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, abandonnent toute prudence dès qu’il voit une soutane ! On peut vraiment parler d’une multisecte schismatique.

J’ai conscience d’avoir été très long et pourtant ce n’est qu’un aperçu.

Mgr Thuc a pataugé dans des contradictions graves, enfreint les règles canoniques, ordonné et sacré à tour de bras n’importe qui, souvent sans séminaire, faisant abstraction de toute prudence et de tout jugement. Il a aggravé son cas en récidivant et en persévérant, en dépit de ses demandes de pardon. Cela met en cause sa santé mentale. Le R. P. Vinson était persuadé qu’il n’avait plus toute sa tête.

Voilà pourquoi j’ai écrit que les consécrations épiscopales faites par Mgr Thuc étaient invalides.

Je ne doute pas de la grande intelligence humaine du Père Guérard, mais pour ce qui est de la théologie, il a commis une très grande erreur : sa thèse dite de Cassiciacum et, sur un plan différent son sacre. L’intelligence si profonde et universelle soit-elle ne confère pas pour autant l’infaillibilité.

J’espère avoir répondu à vos questions.

Respectueusement.

Maurice de Mas

 

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Uma resposta para “M. Maurice de Mas répond sur Mgr Thuc et le Père Guérard des Lauriers

  1. Alberto Cabral fevereiro 16, 2017 às 2:56 am

    MERCI BEAUCOUP. JE N’AI JAMAIS SOUTENU LA THÈSE CASSISSIACUM. CAR LA APOSTASIE PRÉCEDENTE, QUI EST DE DROIT PUBLIQUE, MÊME PAS NOTOIRE, EMPÊCHE LA VALIDITÉ DE L’ÉLÉCTION. LE DROIT DIVIN SURNATUREL SURMONTE SUR LE DROIT CANON. AU SUJET DE THUC, SINCÈREMENT, JE NE SAIS PLUS QUE PENSER. JE SUIS ALLÉ À PALMAR EN 1978, ET J’AI FLAIRÉ SATAN. NOUS AVONS AUSSI LA TIGE EPISCOPAL DE ALFREDO MENDEZ GONZALEZ. TOUTEFOIS, JE N’ÉCARTE PAS LA POSSIBILITÉ DE SACRE VALIDE REÇU PAR GUÉRARD DES LAURIERS ET MOISES CARMONA.
    RESPECTUEUSEMENT
    ALBERTO CARLOS ROSA FERREIRA DAS NEVES CABRAL – LISBOA

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