Pro Roma Mariana

Fátima e a Paixão da Igreja

DOUTE AMER SUR SŒUR LUCIE PLIABLE AU NOUVEL ORDRE RELIGIEUX

Arai Daniele

Très répandue est la pensée selon laquelle le Message prophétique de Fatima repose, et  sur  le témoignage de vie dans le sein de l’Eglise de Sœur Lucie, voyante et confidente de Notre-Dame, et sur ses déclarations. Dans le monde catholique traditionaliste, les dévots de Fatima aimeraient se convaincre que sœur Lucie a résisté à la mutation qui promeut le nouvel ordre religieux élaboré en Vatican II, lequel se donne faussement pour être conforme à l’esprit de l’Eglise bimillénaire. Cela dure depuis près de soixante ans et la religieuse a bien montré jusqu’à sa mort en 2005 qu’elle y était plongée.

Un travail important sur la vie de Lucie fut publié par la Contre Réforme Catholique,  laquelle nie purement et simplement que la religieuse ait succombé aux nouveautés, excluant toutefois la « messe » néo-protestante de Montini ainsi que d’autres diktats des « papes conciliaires ». Or, le fondateur de la CRC, l’abbé de Nantes, qui est allé trois fois à Rome pour accuser publiquement ces derniers d’hérésies, a accepté lui-même ces changements ! Comment peut-on croire qu’il ait fourni une analyse objective sur la voyante, alors que, étant encore en vie, elle est par lui « canonisée » et  comme le dernier lien entre le ciel et la terre ?

La vérité exige plutôt de considérer l’état psychologique plus détaillé de Sœur Lucie face aux nouvelles « autorités » qui, pour elle, étaient revêtues de la puissance du Christ, de sorte que leur volonté était celle du Seigneur, ainsi qu’elle l’a déclaré clairement  dans ses Mémoires.

Cette détermination de Lucie doit servir de point de départ à l’explication de certaines contradictions dans lesquelles elle est tombée dans la période postérieure à 1959, à savoir, en ce qui concerne le temps après Pie XII quand la troisième partie du secret de Fatima devait être publiée. C’est depuis lors que l’on fut pris d’un doute amer sur l’acceptation ou non du nouvel ordre religieux par la sœur, autrement dit de sa pleine acceptation des innovations liturgiques et doctrinales.

Et ce doute est troublant et lancinant au point de donner lieu à l’hypothèse de deux Sœur Lucie : une vraie sœur Lucie réduite au silence absolu et soumise à un martyre spirituel, une fausse sœur Lucie, faire-valoir de la nouvelle religion et de ses protagonistes.

Dans l’approfondissement de la réaction psychologique de Lucie face à sa responsabilité de dépositaire d’un « secret » concernant la vie de l’Eglise et le salut du monde, le remplacement de la carmélite est exclu par les témoignages de sa famille et par la comparaison déséquilibrée entre la probabilité d’un sosie humain (non démon) et l’opération romanesque de la substitution permanente d’une voyante mondialement connue et observée, sans laisser aucune piste, aucune trace, aucun soupçon.

Remarquons qu’il n’était nul besoin de remplacer Lucie, les preuves de son obéissance sans faille aux autorités religieuses étaient suffisantes. Au for interne, la sœur pouvait  bien réprouver certaines injonctions, mais la question est de savoir si elle a cédé ou non sur ce qui est contraire à l’essence du secret et des paroles de la Mère de Dieu, par le fait d’un état psychologique de sujétion, à la limite de l’asservissement sinon de la servilité.  Le cas extrême et emblématique concerne l’interview de Lucie par le  Père Augustin Fuentes, le 27/12/1957.

Les considérations suivantes commencent par le contraste entre les mots inspirés à la Sœur par la Vierge Marie au sujet de la bataille décisive déclenchée par le diable contre l’Eglise et la rétractation publique ultérieure que Lucie fit de ses propres déclarations. Cette étonnante dénégation, en accusant le Père, ne revient-elle pas à dire que le Père Fuentes se serait livré à une fabulation ou à une forgerie ?

Le fait que, selon sa conception de l’obéissance, elle devait se soumettre à l’ordre de l’évêque de Coimbra, Dom Ernesto Sena de Oliveira, publié le 9 juillet 1959, ne devait-il pas provoquer une crise dans la conscience de la messagère du ciel ?

Notez que ceux qui suivent les questions de Fatima et sont fournis en livres contenant des lettres de Sœur Lucie de toutes les périodes, sont surpris qu’il n’y en ait aucune durant la période allant de 1955 à 1969 : quatorze années de silence épistolaire ! Le fait est que dans ce temps il y avait une importante controverse au sujet de son entretien avec le Père Fuentes et de sa rétractation correspondante. L’épisode est connu et ici résumé : « Face à une nouvelle Eglise et à ses dirigeants qui se sont distancés des «prophètes de malheurs », selon le mot de Roncalli, donc de Fatima, Lucie, pour être fidèle aux paroles de la Mère de Dieu sur la situation désastreuse de l’Eglise et du monde après Pie XII, pouvait-elle sans douloureux conflit de conscience feindre d’ignorer la déviation diabolique de Rome ?

En suite l’événement à signaler est le voyage de Roncalli à Fatima, comme légat pontifical, au cours duquel il révéla une  sourde aversion pour le secret de la Vierge. Il s’y était rendu le 13 mai 1956, et devant un demi-million de fidèles, avait prononcé pour l’occasion une homélie en portugais parlant de l’évènement de Fatima comme: «… précurseur d’une nouvelle Pentecôte dont le parfum céleste commence maintenant à mesurer l’étendue et les mystérieuses richesses ». Roncalli décrivit ensuite les apparitions, mais il semble qu’il voulait rejeter les mots du secret sur l’Enfer en disant: « Pour le 13 Juillet, quelques incertitudes ! Mais Jacinta clairement résoudre tout doute : Non, le diable ne peut pas être ; le diable est si mauvais et il est sous le sol ». (Écrits et discours du Patriarche de Venise, Paulist Press, 1959 v.2, pp. 423, 425).

Notez l’ambiguïté de la phrase. La vision donnée par la Très Sainte Vierge Marie aux petits bergers, leur montrant l’enfer avec ses démons, avait formé leur conscience et leur avait donné la volonté de se sacrifier pour les pécheurs. Pour Roncalli, la vision est réduite à une sorte de blague enfantine ! La raison pour laquelle un haut dignitaire ecclésiastique, extrêmement rusé, était décidé à s’opposer au secret de Fatima, malgré l’attente universelle de sa divulgation, était son aversion pour ce qu’il appelait « les prophéties de malheurs », parce que antithétiques à son projet global de conciliation de l’Eglise avec le monde moderne et de construction d’un nouvel ordre religieux mondial.

Deux ans et demi plus tard, en inaugurant Vatican 2, non seulement il mettra le Secret au secret, mais il fera aussi censurer l’interview de Sœur Lucie au Père Fuentes, interview qui est, comme on le sait, l’écho des avertissements et conseils de Notre-Dame du Rosaire. Quel pouvait être l’état de l’âme de Lucie, sachant que les mots sur des maux très sérieux révélés lors de l’interview se sont avérés exacts ? Etant inspirée par Notre-Dame, comment aurait-elle pu être induite en erreur ou les interpréter faussement ?

Qui peut savoir ce qui a pesé sur l’esprit de Sœur Lucie dans la période 1958-1969, période sans lettres ni journal enregistrés et connus ? Par conséquent, on ne peut que constater la flagrante contradiction entre la grave sévérité des paroles inspirées par la Mère de Dieu à sa confidente qui les a transmises au Père Fuentes et la rétractation qui a suivi. Et parallèlement, entre ces confidences au Père Fuentes et l’esprit calamiteux du nouvel ordre imposé à l’Eglise en vue de sa destruction, par Roncalli et Montini, pour la période concernée.  L’Esprit-Saint ne se contredit pas ; mais la Sœur se croyait liée par l’obéissance, absolue jusqu’à en être erronée, à ces « papes conciliaires ». Et c’est probablement ce qui fit basculer sa conscience dans l’acceptation affichée de la religion de Vatican 2.

La contradiction interne ne pouvait se résoudre que par un héroïque non possumus ou par un lâchage. Ce dernier explique les deux périodes contradictoires dans la vie de sœur Lucie.

Le refus de Lucie accompagné d’une note de la Curie de Coimbra

Le journal local, dans un encart payé, donne une  nouvelle en grandes lettres : « Sœur Lucie nie ». Séparément, est publiée la note suivante de la Curie : « La Curie diocésaine de Coimbra peut annoncer que Sœur Lucie, après avoir donc dit tout ce qu’elle pensait devoir dire à propos de Fatima, et qui se trouve dans plusieurs ouvrages publiés sur Fatima, au moins de Février 1955 à ce jour,  n’a rien dit d’autre et n’a donc autorisé quiconque à publier quoi que ce soit qui puisse être attribué à Fatima. Coimbra, 2 Juillet 1959. » Voilà la date de la censure : février 1955 ! Cela permettait de nier ce qui a été publié en 1957 par le Père Fuentes !

On voulait nier l’avertissement de l’attaque finale imminente du diable contre l’Église en tant que « prophétie de malheurs » alarmiste pour les « temps nouveaux » ! Et cela avec le concours de Lucie ? Et celle-ci a collaboré au sabotage des paroles véridiques reçues par elle de la Mère de Dieu !… Cependant, puisque les déclarations de sœur Lucie sont véridiques, ainsi que les gens le pensent et que même la religieuse ne l’a pas nié plus tard, elles ont nécessité une intervention urgente de Marie à Fatima.

Quelle chose est donc arrivée en 1959 laissant entendre que les propos de Lucie étaient pure imagination et contraires à l’esprit de Vatican II ? Rien autre que l’étrange élection de Roncalli à Rome ? Venons-en aux événements qui succédèrent à l’entrevue évoquée plus haut.

Le 9 Octobre le pape XII meurt et le 28 suivant est élu le Cardinal Roncalli, sous le nom de Jean XXIII. De celui-ci, la sœur avait probablement déjà une idée à cause de son discours entendu à Fatima en 1956 et diffusé par la radio nationale. Toutefois, on peut penser que son élection suscita la joie au Carmel de Lucie, car il avait la réputation d’un homme simple et bon, capable de remplacer dignement Pie XII. En fait, il causa une énorme surprise dans sa façon de faire inhabituelle de pape nouvellement élu, par des visites dans les hôpitaux, les paroisses et les prisons de Rome. Des informations circulaient dans le monde, dessinant un portrait de Jean 23 « papa buono » et défenseur de la paix avec tous. C’est ainsi qu’au Carmel de Coimbra il semblait un bon présage. Mais qu’est-ce que cela pouvait signifier pour la messagère de Fatima qui avait entendu les mots d’une lutte imminente contre l’Église et Notre-Dame ? Peut-être s’était-elle trompée en imaginant des catastrophes à l’encontre du sentiment général de paix !… Puis, dès les premiers jours de Roncalli au Vatican, vint l’ordre de la Curie de Coimbra de refuser un nouvel « entretien » au Père Fuentes.  Donc quelques mois seulement avant la sortie de l’avis annonçant que la troisième partie du secret ne serait pas publiée et ne le serait peut-être jamais.

Les objections de Jean 23 contraires au mystère de Fatima devinrent de plus en plus évidentes. Mais la mauvaise notion d’obéissance à outrance persistait, en dépit de ce que Lucie croyait vrai, indiquant, en l’absence de déclarations formelles de la carmélite, qu’elle était prête à obéir au détriment même de la crédibilité de Fatima. Ainsi, les années passèrent dans le silence de Rome et de Lucie sur les avertissements de Notre-Dame de Fatima. L’ordre était de suivre les nouveaux « papes conciliaires » et d’accuser ceux qui soulevaient des doutes au sujet de leur doctrine.

Lettre au Dr Alcino, 27/12/1969.

Au cours de la période où le monde catholique commençait à jeter le doute sur la légitimité de Paul 6, qui venait de promulguer une « nouvelle messe » dans l’esprit de Vatican II, la religieuse avait  écrit au docteur Alcido :

« Bon Nouvel An … unis au leader suprême, qui est le Pape Paul VI. Il n’y en a pas un autre qui soit vrai, ni choisi par Dieu comme la tête de son Corps mystique sur la terre. Il est le guide de son peuple. Peuple de Dieu, qui forme l’Église militante dont nous avons le bonheur d’être membres ;  nous devons rester fidèles et fermes dans la foi, l’espérance et la charité, ainsi que le représentant du Christ sur la terre, en suivant son enseignement, ses directives. Si quelqu’un dit le contraire, ne lui donne pas de crédit, celui-là est en erreur ; ils sont ceux mentionnés par le Seigneur dans son Evangile : « Les branches qui se séparent de la vigne, dépérissent, tarissent et ne servent qu’à être jetées dans le feu pour y brûler. »

Après 1969 on eut enfin des lettres de sœur Lucie, avec un langage prolixe, pour recommander la fidélité à la nouvelle Eglise. Elle veut communiquer sa fidélité = obéissance totale ?

Des supposées visites de la Madone à Lucie, au Carmel.

Dans le livre publié par le Carmel, où l’on fait un résumé de ses mémoires, durant la période antérieure à 1958, rappelons-le, le passage de la 1ère visite de la sainte Vierge à Lucie au Carmel du 22 Août 1949, lui donnant la lumière sur le chemin qu’elle devait suivre, comme avant à Fatima dans la « septième apparition » (?), désignant l’obéissance à l’évêque comme à la volonté de Dieu ».

Le 31.12.1979. Sœur Lucie décrit ce moment de prière intense : « Dans mon esprit tout était sombre et l’amertume dans mon cœur ! Comment, Seigneur, ton Eglise ne peut périr ! Est-ce que vous n’avez pas promis de rester avec nous jusqu’à la fin des temps ? Ne lui avez-vous pas donné pour mère Votre propre Mère parce qu’elle est sa protectrice, pour la défendre contre tant d‘ennemis et pour l’aider dans les voies sinueuses des difficultés de la vie? N’avez-vous pas promis l’aide du Saint-Esprit, lumière et source de la grâce, force et sagesse, qui éclaire les esprits et les guide dans les voies de la vérité, de la justice et de l’amour ? Si c’est exact, Seigneur, prends ma vie, parce que d’abord je veux mourir, plutôt que d’arrêter de te servir et de t’aimer… Alors une main douce a touché mon épaule, c’était la douce Mère qui m’avait écouté: « Dieu vous a entendue et m’envoie vous dire que nous devons intensifier notre prière et notre travail pour l’unité de l’Eglise, les évêques avec le Saint-Père, avec les évêques et les prêtres pour diriger le peuple de Dieu pour dans les voies de la vérité, de la foi, de l’espérance et de l’amour, unis dans le Christ notre Sauveur. »

 Après cette rencontre, on écrit qu’elle se sentit en paix. Mais le 15 Mars 1980, dans un autre moment d’obscurité (sentant peut-être retardé son départ au ciel), elle reçoit la caresse d’une visite maternelle pour son réconfort… « Accrochée sur moi une nuit très sombre, que seul Dieu connaît et peut dissiper… Contre toute attente, la Mère de Dieu entre dans ma cellule pour une courte visite … : « Dieu est votre confort… C’est pour le servir que vous restez. »

Le drame dans l’esprit de Sœur Lucie… tout était sombre et l’amertume dans mon cœur… est restée, mais non pour témoigner de la vérité sur les nombreux maux sévissant dans l’Eglise ? Voilà – le doute amer sur Sœur Lucie pliable au nouvel ordre religieux -, parce qu’il est impossible que la Mère de Dieu encourage les catholiques à être unis à des destructeurs de l’Eglise et de la religion catholique avec l’apostasie conciliaire. Est-ce que Sœur Lucie avait bien vérifié de ne pas recevoir des signes du Malin?

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